Assemblée générale de l’ONU 2026 : face aux guerres, le monde attend des actes
L’Assemblée générale de l’ONU s’est ouverte à New York dans un contexte particulièrement difficile. Pour cette 81ᵉ session, plusieurs chefs d’État et de gouvernement sont réunis autour d’un thème qui résume bien la situation actuelle : « Restaurer la confiance, gérer les transformations : une ONU qui agit pour tous ».
Mais derrière les discours et les grandes déclarations, une question demeure : que peut réellement faire l’ONU lorsque les grandes puissances elles-mêmes sont impliquées dans les conflits ?
La guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran est aujourd’hui l’un des dossiers les plus sensibles de cette Assemblée générale.
Dès le début de l’escalade, la présidence de l’Assemblée générale avait appelé Washington, Israël et Téhéran à désamorcer la crise et à revenir aux négociations.
Cette guerre dépasse largement les frontières de l’Iran. Les combats et les attaques ont touché plusieurs pays de la région, tandis que les tensions autour du détroit d’Ormuz ont également perturbé le commerce et l’approvisionnement énergétique mondial.
L’ONU a averti à plusieurs reprises qu’une extension du conflit aurait des conséquences graves pour la sécurité internationale et l’économie mondiale.
La question iranienne est d’autant plus importante que les accusations sont multiples et que les responsabilités sont contestées. En septembre 2026, une mission d’enquête de l’ONU a estimé disposer de motifs raisonnables de considérer que certaines frappes américaines contre des installations civiles en Iran pouvaient constituer des crimes de guerre.
Dans le même temps, la mission a également documenté de graves crimes attribués aux autorités iraniennes lors de la répression de manifestations. Ces conclusions sont contestées par les États-Unis.
À côté de l’Iran, l’Ukraine et Gaza restent deux autres crises majeures. Le conflit ukrainien continue de provoquer des victimes civiles et des destructions. À Gaza, la situation humanitaire demeure extrêmement préoccupante.
La guerre au Soudan, en RDC, la guerre asymétrique contre le terrorisme au Sahel constituent aujourd’hui un défit majeur pour le maintien de la paix et la sécurité internationale.
Antonio Guterres a appelé, lors de l’ouverture de la session, à arrêter les combats, à permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et à respecter le droit international.
Mais les guerres ne sont pas le seul problème de l’ONU. L’organisation doit également faire face au changement climatique, à l’intelligence artificielle, aux crises sanitaires, au développement et à une situation financière difficile. La question est donc aussi celle de ses moyens d’action.
L’ONU reste l’un des rares espaces où presque tous les États peuvent se retrouver autour d’une même table. Mais son efficacité dépend largement de la volonté politique de ses membres. Lorsque les intérêts des grandes puissances s’opposent, les résolutions et les appels à la paix peuvent rapidement se retrouver bloqués.
L’Assemblée générale de 2026 ne manque donc pas de sujets. Ce qui manque surtout, c’est la capacité collective à transformer les discours en décisions concrètes.
Dans un monde marqué par la guerre en Iran, la crise de Gaza, la guerre en Ukraine, le conflit armée en RDC, au Soudan et de nouvelles tensions internationales, l’enjeu pour l’ONU n’est plus seulement de parler de paix : il est de montrer qu’elle peut encore contribuer à la construire.








